Le virus grippal responsable de la grippe espagnole proviendrait desoiseaux qui sont des réservoirs naturels de bon nombre de virus. La maladie s'y étend, et dès avril elle apparaît dans un cantonnement britannique à Rouen[11]. Et étrangement, on a oublié, Pr Pierre Dellamonica, à l'époque externe dans le service de réanimation du professeur Jean Motin, à l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon. Du côté des politiques français, encéphalogramme plat. Les premiers, souvent des canards, sont un réservoir naturel de virus. L'origine de la pandémie a d'abord été difficile à établir, plusieurs hypothèses ayant été émises : L’historien Pierre Darmon enfin a signalé plusieurs épidémies de pneumonies ayant touché les travailleurs annamites en France en 1917 et 1918[7]. - Temps de lecture : L'évolution du taux d'incidence et des patients en réanimation dans nos régions, Activer JavaScript dans votre navigateur pour accéder à l'inscription sur notre site. La dernière modification de cette page a été faite le 3 novembre 2020 à 23:02. Les décisions locales sont plus discrètes. La grippe de 1968 ou grippe de Hong Kong est une pandémie de grippe qui s'est répandue dans le monde entier à partir de l'été 1968 et jusqu’au printemps 1970. Dans l'immédiat, elle mobilise les systèmes de surveillance et renforce les réseaux internationaux de laboratoires (centres mondiaux et nationaux de référence sur les virus grippaux). Aussi, quand en mai 1918 la grippe atteint l'Espagne, la presse espagnole est-elle la première à en décrire les effets[13]. En fait, elle s'est scindée en une lignée spécifiquement porcine et une spécifiquement humaine puis est devenue par la suite une grippe saisonnière sous une forme beaucoup moins virulente, évoluant par vagues tous les ans jusqu'à aujourd'hui (le virus père H1N1 étant repéré jusqu'en 1957, date à partir de laquelle il s'est réassorti en virus de type A, souche H2N2 de la « grippe asiatique », puis virus de type A, souche H3N2 de la « grippe de Hong Kong » de 1968), les grippes humaines actuelles provenant toutes du virus de 1918 à partir de combinaisons, mutations ou réassortiments[46]. Cet important bilan est en partie dû à un manque de vaccin. Preuve supplémentaire que le monde scientifique a délaissé pendant de nombreuses années l'étude de cette pandémie, il a fallu attendre 2003 et les travaux de l’épidémiologiste français Antoine Flahault (Inserm) pour en connaître le bilan exact. L’épidémie se serait propagée ensuite à la fois en Amérique du Nord et vers l’Europe, lors du débarquement de la force expéditionnaire américaine à Bordeaux en avril 1918[6]. Aux Etats-Unis, pourtant, la maladie a déjà fait 50 000 morts. Aux États-Unis, l'épidémie perd enfin de sa force, après deux mois de choc : septembre, mois de la propagation, et octobre, mois des morts. Dès le 21 septembre 1918, dans l'ensemble du Nord-Est des États-Unis, des côtes américaines du golfe du Mexique, ainsi qu'en Californie et dans la majorité des grandes villes de l'Est américain, sont signalés des décès dus à la grippe : c'est le début d'une augmentation significative et anormale du nombre de cas mortels. Et pourtant, elle a très largement été oubliée. Une semaine plus tard, début octobre 1918, c'est l'ensemble du territoire des États-Unis et de l'Amérique du Nord qui est atteint. Cette troisième « vague » est toutefois moins grave[25], les individus atteints lors des deux premières vagues présentant désormais une immunité, et ne pouvant donc ni être contaminés ni colporter le virus. La reconnaissance des nouvelles caractéristiques du virus ne survient qu'après le pic des infections aux États-Unis. | mis à jour à 14:19 Un chroniqueur du Monde écrit le 11 décembre 1969 que « l'épidémie de grippe n’est ni grave ni nouvelle. L'épidémie a été sous-estimée par les médias en France[4]. modifier - modifier le code - modifier Wikidata. Arnaud Déchelotte, Geoffroy Jacqueson et Marine Clette, Grippe de Hongkong en 1968 : pourquoi on l’a tous oubliée, Global Initiative on Sharing Avian Influenza Data, Groupe régional d'observation de la grippe, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Grippe_de_Hong_Kong&oldid=176215412, Article contenant un appel à traduction en anglais, Portail:Maladies infectieuses/Articles liés, Portail:République populaire de Chine/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Loring Miner, un médecin du Kansas rural, rencontra des cas dans les premières semaines de 1918. La recherche sur la structure des virus et le mécanisme de leurs variations est relancée[1]. Cette accélération peut correspondre à une plus facile propagation du virus, entre autres liée à l', « tous les ingrédients pouvant favoriser l’émergence d’une pandémie grippale : surpeuplement, cochons vivant à proximité d’oies, de canards, de poulets et de chevaux, et gaz (certains, « une tendance à l’hémorragie [et] des attaques aux poumons, dont le résultat était souvent fatal. Il est à noter, et c'est une spécificité de cette grippe, que le taux de mortalité est anormalement haut pour la tranche d'âge de 20 à 40 ans, qui représenta 50 % des décès, avec un pic anormal de la mortalité vers 30 ans, cette tranche d'âge étant habituellement et clairement la moins touchée. Bon nombre de villes américaines sont paralysées du fait du grand nombre de malades, ainsi que du grand nombre de personnes refusant d'aller travailler. L'atteinte préférentielle d'adultes jeunes pourrait peut-être s'expliquer par une relative immunisation des personnes plus âgées ayant été contaminées auparavant par un virus proche. La pandémie est donc enrayée vers le début de janvier 1919, avec un pic de mortalité en décembre 1918. Pourquoi une telle non-action ? En France, le virus du Covid-19 a en effet déjà tué plus de 13 000 personnes depuis le 1er mars, alors que des mesures de confinement ont été mises en place depuis la mi-mars. Au fil des années, des travaux scientifiques ont été publiés, affinant l'origine géographique du virus, et semblant valider scientifiquement les États-Unis : le rapport de l'Oxford Academy, publié dans le magazine Evolution, Medicine, and Public Health, volume 2019, étudie les trois thèses qui avaient jusque là été évoquées (États-Unis, France et Chine), et réfute la Chine arguant que les écrits de l'époque s'appuyaient uniquement sur des données symptomatiques, et non sur la science, la microbiologie en 1918 étant peu développée. Ce n'était généralement qu'au bout de deux mois que l'épidémie s'essoufflait, poursuivant ailleurs son œuvre. À partir de 1889, cet intervalle n'est plus que de dix à quarante ans. En France, une étude fait état de 240 000 morts dont 33 000 dans l'armée, au Royaume-Uni de 153 000, en Allemagne de 426 000 morts, au total 2 300 000 pour 14 pays d'Europe occidentale (donc vraisemblablement plus de 4 000 000 pour l'ensemble de l'Europe en comprenant l'Autriche-Hongrie, les autres pays d'Europe orientale et la Russie)[41]. Le rapport valide donc, données à l'appui, une origine vraisemblable au Kansas[8]. Après deux mois d'accalmie, de décembre 1918 à janvier 1919, l'année 1919 voit étrangement une recrudescence importante du nombre de cas. La morbidité (proportion de cas de grippe dans une population) était extrême, près de 30 % de la population était atteinte après 15 jours. On les entassait dans une salle au fond du service de réanimation. Elle a tué environ un million de personnes et a été causée par une souche réassortie H3N2 du virus H2N2 de la grippe A. Bien que probablement apparue en Asie centrale ou dans le centre de la Chine vers le mois de février 1968, la pandémie est reconnue à Hong Kong où elle a touché un demi-million d'habitants, soit 15 % de la population. Il n’y a pas lieu de s’affoler. En quelques heures, plus de la moitié de ces cas se terminèrent par la mort. Dès septembre 1968, l'institut Pasteur isolait la souche virale responsable, mais il fera l'impasse sur son introduction dans la composition du vaccin antigrippal, réduisant son efficacité. Les politiques et les médias ont sous-estimé l'épidémie. Les États-Unis sont brutalement submergés par cette épidémie nouvelle. Chiffres basés sur la situation américaine à ce jour, rapportés par le. Ce n'est qu'en décembre, au moment où les décès se font les plus nombreux, que l'alerte est vraiment donnée, Patrice Bourdelais, historien des épidémies. La faute à un agenda politique chargé probablement. Cette pandémie sera classée au niveau 2 de l'indice de gravité de la pandémie, qui en compte 5, de 1 (bénigne) à 5 (très grave). Pour les autres pays, tels que les colonies africaines, l'Amérique du Sud et la Russie (alors en pleine refonte communiste), il n'est fait mention nulle part de quelconques statistiques, mais on peut, en fonction des populations de l'époque et de la mortalité moyenne, y estimer le nombre de morts total à près de 6 millions. La cause de ces anomalies de répartition de la mortalité, ainsi que de sa forte mortalité, plus encore celle des adultes, reste aujourd'hui encore inconnue. Miner, alerté par le taux de mortalité envoya un rapport aux autorités sanitaires. Du fait, sans doute, de la priorité militaire de l'époque, et malgré la virulence de cette pandémie mondiale, aucune étude scientifique approfondie ne fut entreprise. Dans le même temps, les premiers cas sont signalés en Europe, le virus y est probablement apporté par le biais de renforts américains venus aider les armées alliées. Septembre 1918 : l'épidémie américaine devient mortelle, Octobre 1918 : l'épidémie devient pandémie, « de 1700 à 1889, l'intervalle moyen entre deux pandémies est de cinquante à soixante ans. En Europe, pour la France et la Grande-Bretagne, après une propagation en octobre (avec déjà un grand nombre de morts), c'est principalement novembre, en raison des infrastructures sanitaires débordées, qui voit les plus grandes vagues de mortalité. À partir de 1889, cet intervalle n'est plus que de dix à quarante ans. On note également que de nombreuses boutiques sont fermées[4]. 2020 à 06:04 Si cela demeurait inconnu à l'époque, il est désormais attesté que les différentes espèces d'oiseaux, notamment les canards domestiqués, sont des réservoirs naturels de quantité de virus et que ceux-ci peuvent, sous certaines conditions, se transmettre à d'autres espèces, tels les porcs. Avec une à deux semaines de décalage, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne et l'ensemble des pays limitrophes comptent leurs premiers morts. Il y en avait de tous les âges, 20, 30, 40 ans et plus. L’épidémie sévit avec plus de sévérité au mois d’octobre, En cours. Max C. Starkloff, médecin de la ville de Saint-Louis (Missouri) met en place un des premiers cas de distanciation sociale en médecine moderne[21], en ordonnant la limitation du nombre de personnes pouvant s'attrouper et en fermant les écoles. Des villes entières sont paralysées, autant par la maladie que par sa crainte. Pour une épidémie de grippe espagnole, il y avait de 1 500 à 3 000 complications pulmonaires et de 150 à 300 décès. Mais avant ça, il n'intéressait personne", soulève Patrice Bourdelais. Après plus de 50 millions de morts emportés par la guerre et cette grippe, la pandémie s'achève définitivement vers le début de l'été 1919. La grippe fut l'occasion de déployer certains gestes barrières : lavage des mains, interdiction de cracher dans la rue, interdiction des attroupements, « s'abriter sur place » (en anglais, « shelter-in-place (en) »), port du masque, mise en quarantaine, fermeture d'écoles, interdiction de services religieux, fermeture de divertissements publics, interdiction de l'affluence dans les commerces[31]. Ils mouraient d'hémorragie pulmonaire, les lèvres cyanosées, tout gris. 1 million de morts : bilan mondial de l'épidémie de la "grippe de Hong Kong". De là, l'Europe étant à l'époque le centre colonisateur du monde, des bateaux, avec à leur bord des marins grippés, partent vers l'Afrique, l'Amérique du Sud, les Indes et la Chine, ainsi que vers l'Océanie, ces marins colportant vers ces terres alors encore épargnées une épidémie qui, de fait, devient alors pandémie. Pour les autres pays d'Europe, la période de propagation s'étend de mi-octobre à mi-novembre, celle du pic de mortalité, de mi-novembre à mi-décembre. La seconde est qu'il proviendrait d'une souche nouvelle, provenant d'une autre espèce, notamment les espèces aviaires, qui sont des réservoirs naturels de bon nombre de virus. 1918 Influenza: the mother of all pandemics, The American Influenza Epidemic of 1918: A Digital Encyclopedia. Cependant une étude portant sur la vaccination des cadets de l'US Air Force, montre que le vaccin contre A(H2N2), alors disponible, pouvait réduire de 54 % les cas confirmés de grippe A(H3N2)[2]. Ce sont ensuite les soldats américains stationnés au Vietnam qui l’ont importée aux Etats-Unis, où elle y fait 50 000 morts en trois mois. Un non-événement pour l'opinion publique, mais aussi pour les pouvoirs publics et le milieu scientifique. Plusieurs études laissent penser que cette épidémie pourrait avoir été à l'origine d'un premier baby-boom (y compris dans des pays neutres) après la guerre[30]. Selon l'épidémiologiste Antoine Flahault, « la grippe de Hongkong est entrée dans l'histoire comme la première pandémie de l'ère moderne. Le ministère de la Santé ne s'est pas alarmé de la situation dans le monde au cours de l'année 1969. Autre exemple, en France, pays englué dans la Première Guerre mondiale depuis 1914, avec des combats sur une partie de son territoire, aucune mesure générale n'est prise par les autorités jusqu'en août 1918. Pour rappel, la grippe saisonnière fait environ 10 000 morts chaque année. En effet, comme le rapporte Libération, un article du Monde daté du 3 décembre 1969 parle en ces termes de la maladie : "La vague de froid qui a récemment recouvert la France a provoqué plusieurs épidémies de grippe, affectant notamment le sud-ouest." Une autre hypothèse serait le système immunitaire de cette classe d'âge qui a trop vigoureusement réagi à ce nouveau virus, en déclenchant un choc cytokinique qui endommageait tous les organes, au point de tuer nombre de malades. Cette "grippe de Hong Kong" a fait plus de 30 000 morts en France à la fin de l'année 1969. Cette grippe se caractérise d'abord par une très forte contagiosité : deux fois plus élevée qu'une grippe saisonnière et légèrement supérieure à un simple rhume[29]. Mieux vaux tard que jamais. 30 % de la population adulte masculine, 22 % des femmes et 10 % des enfants périrent. Deux rapports de 1919, riches en statistiques (tableaux, graphiques) concernant les taux de morbidité, mortalité, les dates et lieux de début des foyers dans la population militaire des États-Unis lors de la pandémie de 1918, dans la marine et l'armée américaines : La dernière modification de cette page a été faite le 12 novembre 2020 à 17:09. Il s'agit de la troisième pandémie du XXe siècle après la grippe espagnole (20 à 40 millions de morts en 1918-1920) et la grippe asiatique (2 millions de morts en 1957)[7]. À l'inverse, les autorités néo-zélandaises des Samoa occidentales firent preuve de négligence, et 90 % de la population fut infectée. Cependant, pour les chercheurs et les historiens, des données sont encore disponibles dans les archives médicales et sanitaires de certains pays. Et étrangement, on a oublié »[12]. C'est aux États-Unis, dans la région de Boston, aux environs du 14 septembre, que les premiers cas mortels d'une grippe, bientôt tristement connue sous le nom de « grippe espagnole », sont signalés. Le pourcentage de malades oscille entre 30 et 80 % de contaminés dans les populations locales, parmi lesquels de 1 à 20 % de cas mortels. Ce journal ne consacrera que quelques courts articles à la situation[11]. De plus, toute mesure générale risque de devenir un signe de faiblesse en direction de l’ennemi. Est-il bien utile d'ajouter à ces maux les risques d’une psychose collective ? Avec son arrivée en Europe, ce virus devint international, ce qui annonce déjà son originalité. 2003 : date de l'épidémie de Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), qui a fait près de 800 morts dans 29 pays du monde. Bien que les premiers cas connus soient apparus aux États-Unis, on lui a attribué le nom de « grippe espagnole » car l'Espagne — non impliquée dans la Première Guerre mondiale — fut le seul pays à publier librement les informations relatives à cette épidémie. Difficile donc de comparer outre mesure avec l'épidémie de la "grippe de 1968", qui a fait plus de 30 000 morts en France en deux mois sans aucune mesure pour l'endiguer. Les gens arrivaient en brancard, dans un état catastrophique. La pandémie grippale de 1918, dite « grippe espagnole », est due à une souche (H1N1) particulièrement virulente et contagieuse qui s'est répandue de 1918 à 1919. Il aura suffi de 15 jours à ce virus pour être présent sur l'ensemble du sous-continent Nord-Américain. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Vers le 15 octobre, l'épidémie atteint, en France, puis en Angleterre, une importance considérable. Mais dans les médias, on est bien loin de la médiatisation actuelle de la crise du coronavirus. Les rares prélèvements conservés (par exemple dans de la paraffine solide) s'avèrent aujourd'hui dégradés et inutilisables[46]. De là, l'épidémie s'étend rapidement à toute l'Asie du Sud-Est, l'Inde et l'Australie[1]. Dans un article du Temps, l'historien de la médecine Bernardino Fantini explique enfin cette différence de gestion des épidémies par un changement de notre rapport à la mort : "A l’époque, les plus de 65 ans étaient considérés comme des survivants de la mortalité naturelle. Et du fait que le système immunitaire des porcs est proche de celui de l'homme, les virus grippaux aviaires peuvent donc atteindre l'homme par le biais des porcs. En effet 15 % des cheminots sont malades sur cette période[4]. Ces pays sont en guerre et censurent les informations sur la maladie pour ne pas affecter le moral des populations. Toutefois, les réglementations des gestes barrières variaient selon les régions et les pays. Johnson N.P., Mueller J. Le 18 décembre 1969 alors que la mortalité grimpe en flèche, Le Figaro écrit que l'épidémie « reste stationnaire » et Le Monde titre « L'épidémie de grippe paraît régresser en France »[4]. Le virus responsable de la grippe de 1968. Santé Grippe de 1968 : un million de morts dans l'indifférence générale . Ce virus père ne diffère de ceux des autres grippes que par une contagiosité plus élevée qu'à l'accoutumée, lui permettant d'engendrer une épidémie timidement internationale, cela n'est pas encore assez pour être appelé pandémie. Avec cette vague de grippe espagnole, ce fut près de 15 à 30 % des grippés qui présentèrent des complications pulmonaires, et environ 10 % de ces cas eurent une issue fatale. C'est effectivement souvent ainsi qu'apparaissent les nouvelles souches de virus de la grippe : par l'interaction de populations humaines, porcines et aviaires. Un pic de mortalité était observé du 15e au 30e jour de l'épidémie, suivi d'une décroissance lente du nombre de cas. Simultanément à ces épidémies internationales, d'autres foyers épidémiques plus restreints sont observés en Inde et en Nouvelle-Zélande, en juillet, et en Afrique du Sud, en août. Patrice Bourdelais remarque que « c’est à partir de ce moment-là qu’une politique systématique d’encouragement à la vaccination [contre la grippe] de la population âgée s’est mise en place »[4].
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